Photo d'un harnais porté par un opérateur, relié à un garde-corps par un mousqueton et une longe antichute, pour illustrer notre article "syndrome du harnais"

Le syndrome du harnais, à connaître pour la santé des opérateurs en hauteur

La chute se classe parmi les principaux accidents de nacelle. Lorsqu’elle se produit et quelle que soit la hauteur de travail, le harnais et le système antichute ont pour mission de retenir l’opérateur et empêcher sa chute jusqu’au sol. Mais une fois celle-ci arrêtée, le danger n’est pas nécessairement écarté. En effet, si l’opérateur reste suspendu et immobile dans son harnais, une autre complication peut apparaître : le syndrome du harnais, également appelé traumatisme de suspension.

 

Ce risque doit être pris en compte dans l’organisation des travaux en hauteur. Si empêcher une chute demeure bien évidemment la priorité, savoir comment intervenir si elle survient l’est tout autant.

Comment définir le syndrome du harnais ?

Le syndrome du harnais désigne les troubles susceptibles de survenir lorsqu’une personne demeure suspendue verticalement et relativement immobile dans un harnais pendant une durée prolongée. Dans cette position, l’immobilité et les points de compression du harnais peuvent perturber la circulation sanguine, notamment au niveau des membres inférieurs. Le retour du sang vers le cœur devient moins efficace et l’organisme peut progressivement se retrouver en difficulté.

Le risque est particulièrement préoccupant lorsque l’opérateur a perdu connaissance ou n’est plus en mesure de bouger. Par conséquent, une personne suspendue après une chute doit donc être secourue le plus rapidement possible.

Dans quelles situations le syndrome du harnais peut-il survenir ?

Le traumatisme de suspension concerne différentes activités professionnelles réalisées en hauteur, dès lors que le travailleur utilise un équipement de protection individuelle contre les chutes.

1/ Après une chute arrêtée par le système antichute

C’est probablement la situation la plus représentative. Un opérateur chute depuis une structure ou une plateforme comme une nacelle araignée et son système antichute remplit correctement son rôle. La longe, le point d’ancrage et le harnais permettent d’amortir et d’arrêter sa chute, mais tout risque n’est pas écarté pour autant. 

Ce type de cas concerne de nombreux professionnels issus de secteurs d’activité variés, comme ceux qui interviennent sur charpentes et toitures, les élagueurs, ouvriers du BTP, électriciens, etc.

2/ Lors d’un travail impliquant une suspension prolongée

Le risque de suspension ne se limite pas aux chutes accidentelles. Certains métiers impliquent naturellement de travailler suspendu, comme dans le cadre des interventions sur cordes. Cependant, cette situation diffère d’une chute imprévue : les professionnels concernés disposent de techniques, d’équipements et de procédures spécifiquement adaptés à leur activité. Aussi, la durée de suspension et la capacité de l’opérateur à bouger ou à prendre appui demeurent des éléments déterminants et nécessaires au bon déroulé des travaux.

Quels sont les signes qui doivent alerter ?

Une personne victime d’un syndrome du harnais peut présenter différents symptômes, parmi lesquels : 

 

  • inconfort important, 
  • douleurs, 
  • faiblesse, 
  • vertiges, 
  • nausées, 
  • troubles de la vigilance, 
  • malaise. 

 

Dans les situations les plus graves, une perte de connaissance peut survenir. Evidemment, il ne faut pas attendre l’apparition de symptômes pour agir. Toute suspension accidentelle prolongée doit conduire à déclencher rapidement la procédure de secours prévue dans le cadre du plan de prévention du travail en hauteur ou dans les procédures classiques. 

Prévenir le traumatisme de suspension : tout se joue avant la chute !

Pensée pour réduire les risques des travaux en hauteur, la prévention commence dès la préparation de l’intervention. 

Choisir et régler correctement son harnais

Le harnais doit être adapté à l’activité réalisée ainsi qu’à la morphologie de son utilisateur. Un réglage précis des sangles contribue à assurer son efficacité et à répartir correctement les efforts en cas de chute. 

Comme les autres EPI contre les chutes de hauteur, il doit également être contrôlé, entretenu et utilisé conformément aux recommandations du fabricant. Le harnais antichute, par exemple, doit répondre aux exigences de la norme NF EN 361. Soulignons cependant que même parfaitement choisi et réglé, un harnais ne supprime pas les risques liés à une suspension prolongée.

Prévoir le secours avant de commencer l’intervention

C’est un aspect essentiel de la prévention du syndrome du harnais. Avant le début des travaux, il faut anticiper une question très concrète : comment récupérer rapidement un opérateur si son système antichute a été sollicité ?

Les moyens nécessaires à son évacuation doivent être définis en fonction du chantier, de sa configuration, de la hauteur de travail et des équipements disponibles. Les intervenants doivent également connaître les procédures à suivre et les modalités d’alerte des secours.

Privilégier les protections collectives pour éviter les dangers du SDH

La priorité consistant avant tout à empêcher la chute, les équipements de protection collective viennent en complément des EPI, dès lors que la configuration de l’intervention le permet. Garde-corps, plateformes sécurisées ou nacelles élévatrices adaptées aux travaux à réaliser permettent également de limiter l’exposition directe au risque. 

Que faire lorsqu’un opérateur reste suspendu après une chute ?

Lorsqu’une chute survient, l’objectif est de limiter autant que possible la durée de suspension. La procédure de secours prévue en amont doit être déclenchée et les services de secours alertés.

Il faut néanmoins éviter qu’une première chute en provoque une seconde : tenter de récupérer un collègue sans équipement adapté ni méthode sécurisée peut mettre le sauveteur en danger. Pas de place à l’improvisation, l’intervention doit reposer sur une organisation définie à l’avance.

Une fois la victime récupérée, sa prise en charge doit être confiée aux professionnels compétents, en particulier lorsqu’elle a présenté un malaise ou une perte de connaissance.

La prévention globale des risques, une alliée de poids pour éviter le syndrome du harnais

Le syndrome du harnais met en valeur un principe fondamental : porter les bons EPI ne suffit pas à sécuriser un travail en hauteur. Aussi, le choix d’un équipement d’élévation adapté, l’analyse préalable de l’environnement, la formation des opérateurs, le respect des capacités de la machine, les protections collectives, les EPI et l’organisation des secours doivent être vus comme un ensemble indissociable.

 

Chez High Rent, expert de la location d’engins de levage et d’élévation, nous vous accompagnons dans le choix d’une machine adaptée aux contraintes de votre chantier afin de renforcer sa sécurité. Par ailleurs, notre large flotte de PEMP et engins de levage est soigneusement entretenue et respecte l’ensemble des normes en vigueur. Enfin, nos nacelles, minigrues et chariots rotatifs sont dotés de systèmes de sécurité de pointe. Vous souhaitez mener votre chantier sereinement ? Contactez-nous pour la location de votre nacelle élévatrice !